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Patric Jean, film and documentary director, France

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"As a man, I consider prostitution as one of the bases of the masculine domination. Prostitution encapsulates all forms of violence, be they psychological, physical, economic, symbolic. The system of prostitution allows for the perpetuation of and support to archaic beliefs about male desire. It is a form of violence against all women. It will disappear."

 

Frédérique Pollet Rouyer, film and documentary director, France

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"This morning, I got out on the street and I bought myself a Black person. For money, he would do whatever I asked for. This is what he’s for. Giving me what I wouldn’t dare asking of a non-Black person."

Those words are shocking. Would they be less shocking if the word ’Black’ were replaced by ’woman’? The fight against racism went through prohibition and criminalisation of racial discrimination. The fight against sexism should be able to count on rules by which our society engages to protect women from all the forms of violence they suffer. To buy access to a woman’s body cannot be a right.

Ève Lamont, réalisatrice, Canada

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Ce sont les nombreuses femmes qui ont vécu la prostitution, avec leur réalité et leur vision des choses, qui m’ont ouvert les yeux sur la cruauté de la prostitution et sur la nécessité de lutter contre cette machine à broyer les femmes. Aux fins de la recherche pour mon documentaire L’Imposture, je suis allée aux quatre coins du Québec et à Ottawa pour rencontrer au-delà de 75 femmes qui se sont prostituées.

J’ai filmé certaines d’entre elles avec le souci de montrer une diversité de parcours et de points de vue puisque chaque personne est unique et a son expérience propre. Mais il y avait tant de similarités dans chacune de leur histoire ! Si une infime minorité de femmes dit avoir choisi cette voie et bien vivre la prostitution, pour l’immense majorité c’est tout autrement. La réalité est que l’entrée dans la prostitution relève rarement d’un choix de vie éclairé et consenti. La plupart du temps, elles ont été propulsées dans l’industrie du sexe à cause de leur pauvreté économique, des abus et agressions sexuelles subis dans l’enfance, une situation de vulnérabilité affective et psychologique, et bien souvent par la tromperie et la contrainte.

Actuellement, dans notre société qui banalise la prostitution et la pornographie, beaucoup de sollicitation insidieuse est destinée aux filles et aux jeunes femmes. Alors que l’incitation à entrer dans le milieu de la prostitution se présente comme une option alléchante, la grande majorité des jeunes femmes qui répondent à cet appel ignorent ce qui les attend. Elles prévoient que leur séjour y sera bref, le temps d’obtenir l’argent dont elles ont besoin. Mais la plupart y resteront trop longtemps, ne verront plus la possibilité de faire autrement, au final se retrouveront aussi pauvres qu’à leur entrée dans ce milieu, et resteront avec de graves séquelles mentales et physiques.

Mais la vraie question n’est pas de savoir pourquoi certaines femmes « choisissent » de se prostituer, mais plutôt au nom de quoi certains hommes sont autorisés à acheter du sexe et à utiliser le corps de femmes et d’enfants. Est-il normal, au XXIe siècle, de réduire un être humain à un instrument de jouissance et un objet à consommer ?

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Loud and United to end violence against women and girls, European Women’s Lobby Conference, 6 December 2017, Brussels.

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